Présentation

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Bonjour/Bonsoir

Voilà un petit cadeau aux fans de th. Je voulais me prouver que j'étais capable d'écrire une fic -oui la patience n'est pas mon point fort. Et puis j'ai eu la chance de lire des fics qui m'ont donné envie d'écrire à mon tour. Je mettrais des liens prochainement =).

Cette histoire c'est celle de Rosalie 17 ans: Jeune fille timide, fragile, martyriser par une mère tyrannique, mais dont la vie bascule du jour au lendemain.
Mais ce changement radicale sera-t-il facile à accepter où est ce que sa mère a déjà annéanti son existence?

J'espère de tout coeur que cette fic vous plaira =) Lorsque j'ai annoncé à mes copines que j'allais écrire cette fic, elles m'ont dit que ce n'était pas les filles de 12 ans comme moi mais celle de 15 ans qui en écrivaient. Est ce que c'est si dérengeant que ça que je sois seulement en 5ème? Quand j'ai mis 1995 à mes informations ils m'ont dit que je ne pouvais pas m'inscire. C'est injuste, moi je veux aussi vous faire partager mes histoires. Enfin bref... bonne lecture à tous!!

PS: Voilà je ne mettrais pas l'histoire de suite, j'attends d'avoir pris un peu d'avance sur l'écriture de la fic =)

# Posté le samedi 22 décembre 2007 16:34

Modifié le mardi 25 décembre 2007 11:47

Chapitre 1

Chapitre 1
Chapitre 1

Je suis assise seule à ma table comme tous les midis. Je suis la fille que tout le monde évite, parce que les gens me craignent et m'admirent. La belle jeune fille presque parfaite à la silhouette magnifique, aux long cheveux noirs ondulés descendant en cascade dans le dos. Cette élève modèle dont les seuls défauts sont suffisants pour la tenir à l'écart de tout le monde. Peu bavarde et toujours habillée en noir, allé savoir pourquoi, ça fait fuir tout le monde à moins que se soit les yeux vert émeraude constament éteints...Mon défaut phisique le plus flagrant, c'est que je suis maigre, très maigre, trop maigre...mais ce n'est pas une choix c'est une fatalitée, le seule endroit où je mange à ma faim, c'est ici au lycée.
Cette fille que personne n'essaye d'approcher mais sur qui tous les regards sont fixés, c'est moi. Cette fille à qui tout le monde voudrait ressembler, c'est toujours moi. Si les gens connaisaient ma vie, ils aurait une autre opinion me concernant, ça ne fait aucun doute, mais je n'arrive pas à en parler. Alors je me tais, les professeurs ont abandonnés leur idée débile de me faire participer en classe, je ne leur parlerais pas plus qu'aux élèves où à la psy du lycée.

Je décide de quitter la caféteria et de me rendre en salle d'informatique pendant les 20 minutes qui me restent. La je vais sur MSN discuter avec mon seule contact. C'est pour elle que j'ai crée cette adresse. Angèle est ma correspondante allemande. Elle a passé 2 semaines chez moi, je pensais que ça empêcherait ma mère de me mettre ma raclée quotienne et qu'elle boirait moins, mais elle n'a rien changé à ces habitudes. Angèle m'a promis de ne rien dire et contrairement aux autres, elle ne s'est pas détournait de moi et nous sommes devenues amies à distance. Et oui je vis la banlieue de Paris et elle à Hambourg. La cloche sonne et je lui dis au revoir. Comme à chaque fois elle m'écrit :"Tu es toujours la bienvenue à la maison, bisous jtd"

Une autre journée de cour se finie, je reste en permanence une heure et je finis tous mes devoirs. Puis je quitte le lycée à pied. Et je fais mes 20 minutes à pied comme tous les matins, comme tous les soirs. Sur le chemin de la maison, ma gorge se serre j'ai mal au ventre, mais j'ai appris à controler tout ça depuis longtemps. Je refoule ma peur et rentre dans l'appartement. Ma mère est assise avec son copain du moment. Ils comptent l'argent que leur a rapporté leur trafique de drogue. Je vais poser mes affaires dans ma chambre. J'entends quelqu'un aller au toilettes. Et soudain des mains se posent sur mes hanches. Comme tous les petits amis de ma mère, ce type tente d'abuser de moi dès que ma mère à le dos tourné. Il m'embrasse violemment, j'attrape la bouteille de bière qui traine et lui explose sur la tête, il crit et me frappe, je tombe sur le lit. Ma mère arrive et il m'accuse de l'avoir attiré jusqu'ici. Ma mère reste calme, mais je sais ce qui m'attend ce soir.

Je suis entrain de lire dans ma chambre le seul livre que je possède. Quand la porte de l'entrée se referme. Des pas dans l'appartement et ma mère rentre dans ma chambre.

Elle: Tu as essayé de séduire mon copain, puis tu l'as frappé. C'est la dernière fois que tu séduis un de mes compagnons.

Je sais que contredire sa version où ouvrir la bouche ne ferait qu'aggraver les choses. Mais cette fois c'est plus fort que moi je rétorque.

Moi: C'est faux! C'est lui que m'a abbusé!!

Mes premières paroles depuis presque trois mois quand j'ai répondu au téléphone. Elle se jette sur moi et me lacère le visage avec les ongles, je retiens mes cris, elle se redresse et me frappe dans le ventre, je me tord sous la violence du coup. Elle se dirige vers la sortie...ce n'est pas finie. Elle revient une ceinture du cuir à la main. Elle me frappe encore et toujours en répétant.

Elle: Tu es une erreur de la nature, tu n'aurais jamais du naitre. Tu es jalouse parce que je suis belle et pas toi. J'aurais du avorter. Grosse pute, tu es faible encore plus faible que ton père. Il n'y a que les gens faible comme lui qui se suicide. Tu finiras ta vie de la même manière. Erreur de la nature!!!

Les insultes et les coups se poursuivent, je ne retiens plus mes larmes.La nuit ne fait que commencer. Qu'ais-je fais pour mériter cette vie...pour la première fois de mon existence j'ose me poser la question. Dieu si tu existes fais quelques chose pour moi...



Alors est ce que ça vous plait? Laissez des coms, ça encourage =) Votre avis sur le début?


# Posté le dimanche 23 décembre 2007 12:23

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 13:55

chapitre 2

chapitre 2
Chapitre 2

Je me prépare pour le lycée. Je met beaucoup de fond de teint comme tous les jours pour cacher les coups. Mais hier ma mère est allée trop loin...mes bras sont écorchés et j'ai terriblement mal aux jambes. Je me suis évanouie avant qu'elle en ait finis avec moi. Sur le chemin qui m'ammène à l'école, je refoule la douleur comme j'ai l'habitude de le faire.

Lorsque j'arrive personne ne fait attention à moi, comme d'habitude, où du moins on ne me remarque pas de suite. Mais pour la première fois depuis presque 3 ans, on vient m'adresser la parole. Benjamin est le délégué de classe, je ne comprends toujours pas à quoi ça sert mais bon...

Ben: Euh Rosalie -il est mal à l'aise- est ce que tu pourrais me suivre dans le bureau du directeur?
Moi: Allons-y.

Il sursaute comme tous les gens dans un rayon de 3 mètre, je ne peux pas leur en vouloir. Mais je sais que dans moins de 30 min tout le bahut sera au courant que j'ai parlé. Les nouvelles vont vite dans ce lieu de comérage qu'est le lycée.

Je suis dans le bureau, à coté de moi Ben se tortille nerveusement sur sa chaise. L'infirmière entre et me tend un flacon avec du coton.

Elle: Mademoiselle Fanet je vais vous demander de vous démaquiller.

Je me raidis prête à tout moment à me défendre si on m'oblige à obéir.
Je ne réponds pas. Je joue sur les apprences, je parait calme et surprise, mais en réalité je rage, il fallait bien que ça arrive un jour mais je ne m'y était pas préparée.

Le directeur: Mademoiselle je vous en prie, c'est dans votre intêret que nous agissons de la sorte. Parlez nous de vous.
Moi: Qu'est ce que vous voulez savoir...Ma vie est un enfer et je ne pense pas supporter tout ça encore longtemps, je pense en finir dans les mois à venir. Est ce que cette réponse vous convient. Un élève de moins à supporter c'est le pied pour vous je me trompe?

La haine suinte de chacune de mes paroles, pourquoi faut-il qu'ils se soucient de moi maintenant. C'est trop tard, qu'est ce qu'il vont faire pour moi. L'infirmière s'accroupie à côté de moi.

Elle: Je t'en prie.

Elle me tend le flacon de démaquillent. Je le saisis et me le passe sur toute la figure. Benjamin laisse échapper un hoquet de surprise. Moi je me retient de hurler à chaque fois que le démaquillent coule dans mes plaies mal désinffectées.

Elle: C'est ta mère que t'a fait ça?

J'acquiesse, elle m'osculte.

Elle: Elle doit voir un docteur de toute urgence... Ce genre d'accident arrivent souvent?

J'acquiesse.

Elle: Tous les jours?

J'acquiesse, je suis incapable de faire quoi que se soit d'autre.

Le directeur: J'appelle la police...Rosalie ne t'inquiète pas tout est finis, on va te sortir de là.

Aujourd'hui est le plus beau jour de ma vie. L'infirmière me prend dans ces bras et je me laisse allé à pleurer, mais une fois n'est pas coutume, ce sont des larmes de soulagement...J'aimerais les remercier mais je suis prisonnière de mon silence



Alors? Qu'est ce que vous pensez du début. Vous comprenez je met bien l'histoire en place avant de faire rentrer tous les protagonistes.
Laissez vos impressions.


CETTE HISTOIRE NE PLAIT PEUT ETRE PAS, MAIS MOI JE ME SUIS LANCE UN DEFI PERSONNEL, ET JE CONTINUE CETTE FIC QUOI QU'IL ARRIVE.

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 12:58

Modifié le lundi 31 décembre 2007 10:49

chapitre 3

chapitre 3
Chapitre 3

Je suis dans le bureau, je n'ai pas bougé depuis 2 heures 30. Les élèves les plus courageux sont venus pour me soutenir. Certains pleurent et s'excusent de n'avoir rien vu de n'avoir rien soupsonné. J'essaye tant bien que mal de les réconforter en leur murmurant à l'oreille qu' il est impossible d'imaginer ce genre de chose.

On était venu me dire que je ne reverrais pas ma mère, et que j'allais être placé dans une famille d'accueil. On me demande si j'ai de la famille, je n'en ai pas. Puis on me demande si j'ai un endroit où aller. Et la je murmure son prénom comme pour moi même. Le directeur me laisse me connecter sur son ordinateur. Elle est là, je lui demande son numéro et me déconnecte. La prof d'allemand arrive et explique à ces parents ce qui se passent, je n'ai pas la force de le faire moi même. Elle leur demande si ils consenteraient à m'accueillir et pourquoi pas à m'adopter. J'attends silencieuse, je scrute tous les visages présents dans le bureau. Ils sont inquiets pour moi et ça me touche. J'aurais du allé vers eux essayé d'apprendre à les connaitre mais au fond, je le confesse j'avais peur d'eux, de ce qu'ils pensaient de moi...

La prof d'allemand: Ils seront là en fin de soirée pour mettre les documents à jour. Mademoiselle Fanet, vous aller vous rendre chez vous, récupérer vos affaires et nous allons attendre ensemble.

Je me tais, c'est devenue une habitude facheuse qu'il faudra que je surmonte, mais pas tout de suite. Je suis dans la voiture de l'infirmière, nous passons chez moi, je fais ma valise, puis nous nous dirigeons vers l'hopital le plus proche. On me platre les 2 jambes, on me met sur fauteuil roulant. Je me sens rougir car une fois de retour au lycée les élèves au encore plus de raison de m'observer, contrairement à l'habitude, ils ne se cachent pas. C'en est encore plus désagréable...Quand je rentre chez le directeur, ils sont là: Angèle et ces parents. Ma correspondante se jette dans mes bras. Elle a beaucoup changé, son visage est plus fin que l'année dernière et elle a coupé ces cheveux noir au carré et s'est faite des mèches couleur pétrole. Elle s'habille toujours de manière aussi coloré et recherché. Elle est en quelque sorte mon opposé, la réponse à mes prières. Elle me murmure que je vais vivre avec eux à partir de maintenant et jusqu'à ce que je souhaite les quitter. Je ne veux pas les quitter, je la serre fort contre moi.

L'infirmière: Nous avons réussi à lui faire écrire des aveux.

Elle sort la feuille que j'ai rédigé.

L'infirmière: " Ma génitrice boit beaucoup, plus elle boit plus la punition qu'elle m'inflige est forte. Elle fait un gros trafique de drogue avec ces compagnons, elle en change très souvent d'ailleurs. Tous on fait des abbus sur moi, le dernier, je me suis défendue mais ma mère a prit sa défense en pensant que c'était moi qui l'avait attiré. Des platres j'en aurais eu besoins plus d'une fois, il arrive que je perde connaissance plusieurs jours suite au coups et blessures qu'elle m'inflige. Elle m'a appris que les erreurs de la nature comme moi n'ont pas leur mot à dire. A chaque fois que j'ouvrais la bouche, elle sortait la ceinture "des grandes occasions" comme elle disait. J'ai appris à me taire et même maintenant que je suis libéré de cette femme, je n'arrive pas à parler. Si j'écris tout ça c'est justement que je n'ai pas la force de le dire, l'écrire est aussi très éprouvant puisque on me demande mon avis, ce qui est plutôt rare. Je suis très heureuse de partir avec Angèle, David et Linda... "

Elle replit la lettre et la tend au policier présent. Il s'en va après nous avoir salués.

Linda: Rose...nous allons rentrer à la maison tous les 4. Tu ne remettras plus jamais les pieds ici, est ce que ça te convient?

J'acquisse, je me rend compte que je ne sais rien des parents d'Angèle, sauf que son père est manager et sa mère styliste. Maintenant c'est ma famille et je compte bien en savoir davantage sur eux avant de parler de nouveau. Après tout à quoi bon parler pour ne rien dire...
Nous saluons tous les gens présents, puis nous nous dirigeons vers la gare

David: 4 allées simples pour Hambourg s'il vous plait.

Je suis dans le train et m'endors paisiblement, demain c'est jeudi et je retourne dans un nouveau lycée, je préfère ne pas y penser. Avant de tomber dans les bras de Morphée, j'entends Angèle me susurer que je ne serait plus jamais seule, qu'elle sera toujours là...


Alors? Je ne pourrais pas poster tous les jours, on va dire que j'ai un emploi du temps qui ne me laisse pas vraiment le temps que je voudrais pour écrire ^^ Mais en attendant voilà la suite =) Bonne lecture

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 13:44

Modifié le mardi 01 janvier 2008 15:23

Chapitre 4

Chapitre 4
Chapitre 4

Dans cette grande maison à 3 étages j'ai le droit à ma chambre, elle fait à elle toute seule, la maison que je partageais avec ma génitrice. Je partage une salle de bain avec ma nouvelle soeur. Je frémis à cette pensée...ma soeur... Je me réveille dans ce grand lit au drap blanc qui est le mien. Je me prépare avec ce que j'ai amené de Paris: du noir encore et toujours.

Nous arrivons au lycée sous les regards de tous -une chose qui ne changera jamais j'imagine. Nous nous dirigeons vers l'aile de l'administration. Je passe des test pour être admise dans ce lycée. Je suis déçue, j'avais oublié qu'Angèle avait un an de plus que moi. Le directeur me regarde bizarrement, et me tend un autre test un peu plus dure que le premier. Il regarde mes réponses, ces yeux s'écarquillent. Il m'en passe un autre, il semble toujours aussi ébahi. Angèle et mes parents qui sont dans la salle d'attente sont appelés.

Le directeur: Cette gamine doit allé dans un lycée pour surdoué!! Je n'avais pas vu de tels resultats depuis bientôt 30 ans de carrière!!!

Je fais signe que je refuse de la tête. Je prends un calpin et écris dessus: "Je refuse d'être mise dans un lycée différent d'Angèle. Mais si je suis si douée que ça, vous n'avez cas me mettre dans sa classe. Angèle est ce que ça te pose un problème?"
Elle lit ma réponse et sourit puis la tend au directeur.

Angèle: C'est une excellente idée!!
Le directeur: Quel dommage...bon c'est d'accord. Mademoiselle Fanet bienvenue au lycée d'Hambourg.

Je serre la main qu'il me tend. Puis je sors, les amis d'Angèle sont là. Elle me les présente un par un, ils sont tous dans notre classe: Fanny, Bill, Tom et Andreas. Ils me font tous la bise. Ils sont étonnés que je ne parle pas. Je jette un regard à Angèle qui comprend ce que je veux. Elle leur explique à ma place. Avec elle, je n'ai pas besoins de parler, on se comprend sans ça. Le dénommé Bill propose de pousser mon fauteuil, j'accepte d'un mouvement de tête. Celui qui s'appelle Tom se penche et me murmure.

Tom: Tu sais que tu es très belle.

Cette phrase me frappe comme un poignard filant droit vers mon coeur, je me met à pleurer toutes les larmes de mon corp. Tout le monde s'arrête.

Angèle: Tom!! Qu'est ce que tu lui as dis? -Elle fulmine-
Tom: Mais rien je lui ai fait un compliment!
Bill: Un compliment ne fait généralement pas pleurer les gens.
Tom: Mais calmez vous je lui ai seulement dis qu'elle était très mignonne.-Tout le monde se tait-
Angèle: Tu sais ce qui est affreux. -Long silence- La chose la plus affreuse au monde, c'est lorsque ta beauté pousse les gens à te haïr. Quand tu as une mère qui est d'une jalousie incroyable, tu préfèrerais être la fille la plus laide de France et avoir une famille soudée.

Le silence qui suit est pesant, pas un de ces silences agréable où le courant circule sans avoir besoins de parler. Non un de ces silences où tout le monde cherche quoi dire. La cloche brise la glace et nous nous dirigeons vers l'ascenseur. Tom ne dit plus rien et c'est mieux comme ça.
La journée s'est bien passée, alors que nous étions à la cantine, Andreas s'est exclamé:

Andreas: C'est bizarre aucune groupie ne nous aborde aujourd'hui.

J'avais appris l'identitée de Bill et Tom un peu plus tôt dans la journée. Je ne les connaissais que de nom, j'aimais bien leur musique mais je n'avais jamais réussis à les identifier.

Angèle: -elle rigole à s'en faire mal aux côtes- Alors ça, ça s'appelle l'effet Rose, tout le monde l'évite, allé savoir pourquoi. Elle n'est pourtant pas très intimidante ma mistinguette!!

Mon visage ne trahit aucune émotion -comme toujours- mais au fond, je le confesse, cette blague me fait rire.

Bill: Mais c'est super ça!! Rose -il rougit en prononçant mon surnom, comme tous les autres, sauf Angèle, il ne me regarde pas dans les yeux; j'aime produire cet effet sur les gens- je vais t'engager comme garde du corps! Personne ne nous approchera comme ça!

Tout le monde rigole, cette bonne humeur me contagie. En moins d'une journée, ces 5 là ont plus rigolés que moi durant près de 7 ans -depuis le décès de mon père.
Je remarque cependant qu'ils ne sont pas tout à fait d'accord avec Angèle...je les intimide. Il va falloir changer tout ça.

Fanny: Hey les gens sa vous dit qu'on aille au cinéma ce soir?

Tout le monde semble d'accord. Dans une semaine c'est les vacances de Noël et nous n'avons pas vraiment de devoirs. Arrivée à la maison je me change, et c'est dans une ambiance détendue que nous attendons que les autres passent nous chercher. En une journée j'ai cerné chaque membre de la bande:
Fanny: Je me demande si je suis la seule à avoir remarqué à quel point elle a craqué sur Andreas. Elle es très gentille et toujours en quête d'action, de mouvement. Une fille très active.
Andreas: Aveugle, vraiment aveugle il ne voit pas les choses les plus évidentes comme l'amour que lui porte Fanny. Mais il est très gentil, je pense que c'est un peu le raisonnable de la bande.
Bill: Le plus sensible -après moi ,encore heureux- celui qui s'est montré le plus protecteur de mon égard, pourquoi est-il comme ça. Tellement souriant, je n'arrive pas à décrocher mes yeux de son sourire.
Tom: Le plus dragueur, je l'ai constaté malgré moi...Mais quand personne n'est là pour le voir fanfaronner, il redevient un gamin, blagueur et gentil.
Alors que je rêvasse, on sonne à la porte. Angèle me pousse et nous sortons. Bill est là et nous sourit. La voiture qui nous attend est un grosse toyota tout terrain. Je n'arriverais jamais à monter la dedans à la force des mains. Je laisse échapper un gémissement de détresse. A chaque fois que je force sur mes bras, je sens les plaies dans mon dos s'ouvrir encore un peu plus. D'après les docteurs encore 3mois avant que ça cicatrise. Mais est ce que c'est vraiment là qu'elle m'a le plus blessée. Non...je pense que d'autres blessures plus graves ne se refermeront jamais. Au moment où j'allais tenter de me hisser dans la voiture, je sens quelqu'un me porter. Je cache ma surprise mais dès que je suis assise je regarde qui m'a aidé. Toujours son petit sourire au coin de la lèvre Bill me regarde.

Moi: Merci

Je le vois tressaillir, ces yeux pétillent, il monte à côté de moi et me murmure aussi doucement que je l'ai fait


Bill: Mais je t'en prie.

Personne n'a entendu notre échange. Personne n'a remarqué qu'il m'avait regardé dans les yeux. Mais moi je l'ai vu et je compte bien refaire cette expérience. Les yeux d'Angèle sont bleu comme ceux de ces parents. Mais Bill a les yeux noisette, comme ma génitrice, c'est la première fois que j'apperçois des yeux aussi sombres mais pourtant emprunts de tendresse.
Je me sens envahie d'une force nouvelle...le regard que nous avions échangés était différent de ce à quoi j'avais l'habitude.


Je ne pourrais pas continuer à ce rythme longtemps, mais profitons des vacances =). Bonne lecture!


Pour ceux qui voudraient être avertis de la suite, qu'ils m'ajoutent à leurs amis =) Ce sera plus commode.

# Posté le lundi 24 décembre 2007 17:21

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 14:49